20 janvier 2008

Bien parler «le langue françèse» !

Un titre accrocheur (rappelant la difficulté pour les anglophones de différencier le féminin et le masculin) qui se rattache bien à celui de Stéphane Laporte de ce matin dans La Presse (Yes, I speak French!) Il est étonnant de voir à quel point la qualité de la langue diminue au Québec. Loin de moi la prétention d'affirmer que je m'exprime mieux que les autres, mais au moins je peux reconnaître que je fais des erreurs en écrivant et en parlant. Même les journalistes de notre chère SRC, dont certains vantent la qualité de la langue peut faire des erreurs. Ma copine est toujours outrée d'entendre les journalistes qui ne sont pas capables d'accorder leurs participes passés avec AVOIR.

Dans la région, la qualité du français est grandement affectée par la proximité d'Ottawa de l'autre côté de la rivière. Bon nombre d'élèves ne se soucient pas du tout de la qualité de leur français oral, encore moins de leur français écrit. Le franglais est vraiment présent, et ce même chez certains enseignants.

Je peux comprendre qu'entre amis, la fin de semaine, autour d'un bon repas, la qualité de la langue est notre dernier soucis, mais quand j'entends certains de mes collègues dire à leurs élèves de faire attention à leur écriture quand les documents qu'ils remettent à ceux-ci sont remplis d'erreurs, je me permets de sauter dans les airs ou encore qu'ils leur demandent de «faire sûr» d'écrire leur nom, il y a des limites.

Certains se permettent de remettre en cause le renouveau pédagogique pour affirmer que la qualité de l'éducation et de la langue diminue, mais quand les parents ne peuvent pas écrire sans qu'il y ait trois erreurs dans une phrase de 5 mots, il est difficile de blâmer le renouveau pédagogique. Commençons par nous assurer de bien maîtriser notre langue avant de forcer les autres à faire la même chose.

2 commentaires:

Cynthia Desbiens a dit...

Votre texte nous rappelle à quel point la langue se détériore. Il est vrai que ce genre de remarque ressort régulièrement dans les quotidiens. Pierre Foglia, chroniqueur à La Presse, avait publié ce qu’une femme lui avait envoyé. Cette maman avait accompagné son fils à la maternelle et avait été choquée de ce qu’elle avait entendu. Selon ses dires, l’enseignante employait des « si j’aurais », n’utilisait pas les bons temps de verbe, ne savait pas que les insectes doivent avoir six pattes pour être considéré comme tel, etc. Je suis d’accord avec le fait que les gens ne portent plus réellement une attention particulière à la manière dont ils parlent. Pour un(e) enseignant(e), il est vrai qu’utiliser régulièrement des « si j’aurais » est inacceptable. Par contre, pour ce qui est de l’histoire des insectes, cela faisait référence à ses connaissances globales. Nous ne sommes pas surhumains, nous avons droit à l’oubli et/ou l’erreur.




Lorsque l’on fait un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’Université de Montréal, nous devons passer des tests écrits de français avec lesquels je suis d’accord. Si besoin il y a, nous devons faire un cours de plus en écriture. Également, nous devons réussir un test oral auquel un maximum de neuf erreurs sont permises. Avec dix erreurs et plus, un atelier oral est obligatoire et la « repassation » de ce test aussi. Personnellement, je n’ai pas eu de cours supplémentaire en écriture, mais j’ai en ce moment droit à l’atelier oral.




À la place de dire « primaire », je dis « primaère », à la place de dire « apprendre », je dis « apprend », etc. Ma professeure nous suggère de donner à nos syllabes le même nombre de secondes! Par exemple, on apprend qu’il est préférable de ne pas dire : « Wow, quel beau bateeeaaauuu! » En bref, nous ne devons pas étirer de syllabes. Je m’excuse, mais lorsqu'on s’exprime, que vient faire la longueur des syllabes dans notre discours? Il y a faire attention et faire attention. Nous sommes des Québécois et, malheureusement pour ceux qui ont les oreilles sensibles, il nous arrive de nous exprimer en disant « primaère ». Nous parlons ainsi depuis que nous sommes petits et nos professeurs à l’université également parlent comme cela. Justement, cette semaine, un de mes professeurs à répété plusieurs fois : « À chaque fois… ». S’il y a bien quelque chose que nous avons appris dans notre cours de français écrit, c’est bien de ne pas dire le « à » devant le « chaque fois »! Enfin, je crois qu’il faut faire la part des choses.



En passant, j’espère ne pas avoir fait trop de fautes d’orthographe dans ce texte…

Cynthia Desbiens a dit...

Votre texte nous rappelle à quel point la langue se détériore. Il est vrai que ce genre de remarque ressort régulièrement dans les quotidiens. Pierre Foglia, chroniqueur à La Presse, avait publié ce qu’une femme lui avait envoyé. Cette maman avait accompagné son fils à la maternelle et avait été choquée de ce qu’elle avait entendu. Selon ses dires, l’enseignante employait des « si j’aurais », n’utilisait pas les bons temps de verbe, ne savait pas que les insectes doivent avoir six pattes pour être considéré comme tel, etc. Je suis d’accord avec le fait que les gens ne portent plus réellement une attention particulière à la manière dont ils parlent. Pour un(e) enseignant(e), il est vrai qu’utiliser régulièrement des « si j’aurais » est inacceptable. Par contre, pour ce qui est de l’histoire des insectes, cela faisait référence à ses connaissances globales. Nous ne sommes pas surhumains, nous avons droit à l’oubli et/ou l’erreur.




Lorsque l’on fait un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’Université de Montréal, nous devons passer des tests écrits de français avec lesquels je suis d’accord. Si besoin il y a, nous devons faire un cours de plus en écriture. Également, nous devons réussir un test oral auquel un maximum de neuf erreurs sont permises. Avec dix erreurs et plus, un atelier oral est obligatoire et la « repassation » de ce test aussi. Personnellement, je n’ai pas eu de cours supplémentaire en écriture, mais j’ai en ce moment droit à l’atelier oral.




À la place de dire « primaire », je dis « primaère », à la place de dire « apprendre », je dis « apprend », etc. Ma professeure nous suggère de donner à nos syllabes le même nombre de secondes! Par exemple, on apprend qu’il est préférable de ne pas dire : « Wow, quel beau bateeeaaauuu! » En bref, nous ne devons pas étirer de syllabes. Je m’excuse, mais lorsqu'on s’exprime, que vient faire la longueur des syllabes dans notre discours? Il y a faire attention et faire attention. Nous sommes des Québécois et, malheureusement pour ceux qui ont les oreilles sensibles, il nous arrive de nous exprimer en disant « primaère ». Nous parlons ainsi depuis que nous sommes petits et nos professeurs à l’université également parlent comme cela. Justement, cette semaine, un de mes professeurs à répété plusieurs fois : « À chaque fois… ». S’il y a bien quelque chose que nous avons appris dans notre cours de français écrit, c’est bien de ne pas dire le « à » devant le « chaque fois »! Enfin, je crois qu’il faut faire la part des choses.



En passant, j’espère ne pas avoir fait trop de fautes d’orthographe dans ce texte…