01 octobre 2006

Déficit d'attention

Ces deux mots sont de plus en plus présent dans le monde de l'éducation, mais il ne vient pas toujours des enseignants qui essaient de se débarasser des élèves problèmes, mais plutôt des parents qui ne comprennent pas nécessairement la réalité dans laquelle leur enfant vit.

Cette semaine, une de mes collègues a rencontré un parent avec un élève pour discuter de celle-ci. Le parent lui a dit que sa fille souffrait de déficit d'attention et qu'elle était, depuis quelques jours, sous médication pour régler ce problème.

D'où vient ce problème? Non pas du fait que l'enfant ne peut pas suivre le fil d'une conversation parce qu'il part dans la lune, mais plutôt parce qu'il oublie de noter des messages téléphonique, fait plus d'une chose à la fois, et a donc de la misère a bien accomplir les nombreuses taches qu'il accomplit. Cette situation ne réflète pas d'un déficit d'attention, mais peut-être plus d'un manque d'intérêt pour ce qui se déroule.

Il s'agit d'un jeune qui a besoin de bouger et qui cherche toujours à se débarasser de tout ce qu'il fait pour être capable de «jaser» avec la personne d'à-côté. Un jeune qui a besoin d'être stimulé pour suivre avec intérêt ce qui se déroule dans la classe. Un jeune qui oublie parfois de lever la main avant de parler en classe. Un jeune, qui parfois, exprime tout haut des choses qui gagneraient à rester silencieuses. On ne parle donc pas ici d'un déficit d'attention, mais plutôt d'un jeune qui s'intègre très bien dans la génération dans laquelle il grandit.

Mais en tant qu'enseignant, est-ce notre place de confronter le parent et de lui dire que son jeune va très bien s'en sortir, surtout s'il n'est pas sous médication?

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