27 décembre 2006

Évaluation

Comme la majorité des enseignants du 2e cycle du secondaire, j'anticipe l'arrivée du renouveau pédagogique à notre niveau scolaire, et ce dès septembre 2007. Certains de mes collègues ont assisté à des formations données par le MELS, afin de se préparer pour l'an prochain. La plupart de ceux-ci reviennent de leur formation avec un seul commentaire général : l'évaluation.

Mes collègues et moi - je m'inclus ici puisque j'enseignais en 1re secondaire l'année dernière - avons travaillé toute l'année sur l'évaluation et plus spécialement sur la façon de communiquer ces résultats au parents (les bulletins). Mais le MELS a façonné une nouvelle méthode de communiquer avec les parents.

Ce qui me trouble un peu est que cette nouvelle méthode doit être appliquée dès le prochain bulletin et aussi qu'elle survient en plein milieu de l'étape en cours. Cela nécessitera passablement de travail pour les enseignants, qui ont déjà eu un peu de difficulté à s'approprier le bulletin actuel

26 novembre 2006

Enfin fini

J'en avais déjà parlé ici, mais j'ai finalement terminé le récit de Winston Churchill de la Seconde Guerre mondiale.

Il s'agit d'une oeuvre littéraire en 6 volumes, de près de 700 pages chacun, qui racontent les hauts et les bas du Premier ministre britannique durant les années précédents la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les principaux événements de celle-ci.

Une oeuvre qui m'a pris près de 8 mois de lectures, mais qui furent très intensémment remplis. Cette lecture m'a permis de mieux comprendre tous les rouages de la vie politique de cette période importante du XXe siècle.

Une lecture que je peux recommander aux amateur de stratèges politique.

23 novembre 2006

Journée type

Pour faire suite à mon dernier message, ainsi qu'à celui-ci. Voici à quoi ressemble une journée typique dans mon rôle d'enseignant.

Voici donc ma journée de lundi le 20 novembre

Lever : 7h

Arrivée à l'école : 8h - 8h05

8h05 - 9h10 : Correction ou planification de la journée à venir

9h10 - 9h45 : Récupération avec quelques élèves qui éprouvent de la difficulté de compréhension avec la matière qui est abordée en classe.

9h50 - 10h47 : Groupe 3B - retour sur le cours de vendredi ; vérification des devoirs ; vérification des signatures de récitation ; visionnement d'un vidéo sur la présence de minéraux dans la société ; retour sur le visionnement du vidéo ; explication du devoir pour la prochaine période ; remise des résultats du projet sur les timbres.

10h52 - 11h49 : Groupe 3E - période semblable à la première période.

11h54 - 12h51 : Groupe 3C - remise d'une récitation ; vérification des devoirs ; visionnement d'un vidéo ; retour sur le vidéo ; explication du devoir ; remise du résultat du projet sur les timbres.

12h51 - 13h48 : Dîner - 20 minutes pour manger ; préparation du matériel nécessaire pour l'après-midi

13h53 - 14h50 : Anglais 5e - surveillance d'examen. 3 parties différentes à l'examen ; compréhension orale, compréhension écrite, production écrite.

15h03 - 16h : Groupe 3D - vérification et correction du devoir ; explication des différentes phases de l'activité minière ; explication des avantages et désavantages du transport dans l'industrie minière ; explication du dévoir pour le cours suivant ; remise du projet sur les timbres.

16h10 - 18h : Correction de l'examen du groupe de 5e secondaire.

18h15 - 19h : Préparation de l'entraînement de mon équipe de basket-ball

19h10 - 20h40 : Entraînement

21h : Retour à la maison

21h10 - 21h40 : Souper

21h40 - 22h40 : Préparation de la planification de la neuvaine débutant le 22 novembre.

23h20 : Coucher

En résumé, 16 heures dans la journée ; 13 heures de présence à l'école ; 1 heure de travail à la maison ; 2 pauses-repas (30 minutes / 30 minutes) ; 2 heures de présence avec les élèves dans un contexte autre que l'enseignement académique.

Je suis d'accord avec tous ceux qui disent qu'il est temps que la population change sa mentalité face aux enseignants.

21 novembre 2006

Heures de travail

Je ne pense pas en faire autant que lui, mais il est donc possible de voir à quel point le travail des enseignants est sous-estimé.

En fait, depuis quelques années, surtout dans les commissions scolaires, les enseignants doivent faire 32 heures de présence par semaine à l'intérieur de l'école.

De mon côté, je crois être rendu à faire environ 35 heures de présence par semaine à l'école, de 8 heures à 16h, avec mon heure de dîner. Et tout ça sans compter le travail fait à la maison le soir. Quel autre corps de métier fait 35 heures de travail au bureau en plus d'une dizaine à la maison?

Non pas que je remets mon métier en question, mais je dis simplement qu'il faudrait que la société actuelle reconnaisse le travail fait par les enseignantes et enseignants de ce monde.

13 novembre 2006

La forme physique

Un article paru dans La Presse, fait ressortir quelque chose qui ressort de mes lectures ici, et encore . Même François en parle ici.

Il s'agit du rapport d'une étude (dont je ne peux trouver la source) de l'université de Colombie-Britannique (UBC) sur le déclin de la santé des jeunes. La comparaison est faite avec des jeunes d'aujourd'hui et d'autres d'il y a 25 ans. En général, les jeunes qui se classent aujourd'hui au 50e rang auraient été au 86e rang en 1981.

Un fait qui sort de l'étude est le fait que les jeunes marchent beaucoup moins qu'avant. Un phénomène que l'on peut remarquer à la sortie de certaines écoles. Alors que certaines commissions scolaires ont augmenter la distance minimale pour le transport scolaire, une option aurait pu être de laisser les enfants marcher jusqu'à l'école, une certaine proportion de parents a décidé de se substituer au transport scolaire, réduisant ainsi le nombre de pas que les jeunes font en une seule journée.

On peut s'inquiéter de la santé des jeunes, mais il faut aussi remarquer qu'il s'agit d'un problème de société. Même certains services d'incendies ont de la difficulté à recruter des candidats étant donné que ceux-ci ne réussissent pas les tests physiques .

Un essai en classe

J'essaie ici de faire participer mes élèves à la blogsphère. Je ne sais pas encore ce que ça va donner. Je n'ai pas encore pu en parler à mes élèves, ayant décidé de faire le saut en fin de semaine.

Pendant ce temps, une de mes collègues y va d'un autre type de blogue.

Je nous souhaite bonne chance.

02 novembre 2006

Le défi de lecture

Une idée qui vient d'ici, que j'ai lu et qui semble extrêmement intéressante.

Il s'agit de lire un livre d'un auteur différent débutant par les 26 lettres de l'alphabet, le tout à l'intérieur d'une période de 12 mois.

Un défi que Gilles aimerait implanter à l'intérieur des écoles. Quelque chose dont je pourrais parler à mes collègues. Peut-être accrocheront-ils?

25 octobre 2006

L'internationalisation

Il y a quelques semaines de celà, notre nouvelle directrice nous a parlé d'un des projets qu'elle avait pour l'école. Elle nous arrive de l'école secondaire Le Carrefour, qui possède un programme international. Elle nous a donc dit qu'elle pensait entrer le Pogramme d'éducation internationale à l'intérieur de nos murs. Lors d'une journée pédagogique, nous avons eu la chance de recevoir Monsieur Louis Bouchard de la Société des Établissement du Baccalauréat International du Québec (SÉBIQ).

Après avoir convaincu la grande majorité des enseignants que le programme international pourrait faire parti du curriculum du Collège, il ne manquait que l'approbation du conseil d'administration.

La prochaine cohorte entrant au Collège St-Joseph seront des élèves étudiant selon les normes du programme d'éducation international.

11 octobre 2006

Les devoirs...

Selon une étude parue récemment, la majorité des parents se sentent incapables d'aider leurs enfants à faire les devoirs. Leur incapacité vient, selon l'étude, du fait que la terminologie a changé ou encore que la façon de faire est différente de celle qui a été apprise par les parents.

Il est aussi question du rôle qui devrait être donné par les devoirs : compléter les apprentissages, ou punition pour des élèves qui n'ont pas fait ce qu'ils devaient faire en classe - non pas que c'est une pratique répandue, mais il s'agit plutôt de la perception des élèves face aux devoirs. Pour moi, les devoirs servent à vérifier des notions vues en classe, ou encore à explorer des notions qui vont être abordées en classe par la suite, au même titre que les lectures.

Mais plus inquiétant encore, vient le fait que l'étude répète aux parents qu'ils doivent être présents pour accompagner leur enfant dans son processus d'apprentissage, et non pas pour être des enseignants du soir. Ceci nous ramène au fait que les parents peuvent avoir la réussite de leur enfant plus à coeur que l'enfant lui-même. Cette constation est perceptible lorsque les parents nous appelent pour savoir exactement ce qu'il y a à faire pour un travail donné. Je peux comprendre que les parents puissent se sentir impliqués dans la réussite scolaire, mais si on veut plus que notre enfant, où s'en va la société?

01 octobre 2006

Déficit d'attention

Ces deux mots sont de plus en plus présent dans le monde de l'éducation, mais il ne vient pas toujours des enseignants qui essaient de se débarasser des élèves problèmes, mais plutôt des parents qui ne comprennent pas nécessairement la réalité dans laquelle leur enfant vit.

Cette semaine, une de mes collègues a rencontré un parent avec un élève pour discuter de celle-ci. Le parent lui a dit que sa fille souffrait de déficit d'attention et qu'elle était, depuis quelques jours, sous médication pour régler ce problème.

D'où vient ce problème? Non pas du fait que l'enfant ne peut pas suivre le fil d'une conversation parce qu'il part dans la lune, mais plutôt parce qu'il oublie de noter des messages téléphonique, fait plus d'une chose à la fois, et a donc de la misère a bien accomplir les nombreuses taches qu'il accomplit. Cette situation ne réflète pas d'un déficit d'attention, mais peut-être plus d'un manque d'intérêt pour ce qui se déroule.

Il s'agit d'un jeune qui a besoin de bouger et qui cherche toujours à se débarasser de tout ce qu'il fait pour être capable de «jaser» avec la personne d'à-côté. Un jeune qui a besoin d'être stimulé pour suivre avec intérêt ce qui se déroule dans la classe. Un jeune qui oublie parfois de lever la main avant de parler en classe. Un jeune, qui parfois, exprime tout haut des choses qui gagneraient à rester silencieuses. On ne parle donc pas ici d'un déficit d'attention, mais plutôt d'un jeune qui s'intègre très bien dans la génération dans laquelle il grandit.

Mais en tant qu'enseignant, est-ce notre place de confronter le parent et de lui dire que son jeune va très bien s'en sortir, surtout s'il n'est pas sous médication?

Nouvelle année

Déjà un mois depuis la rentrée des élèves. Premier choc pour les anciennes, une équipe de direction quasiment renouvellée au grand complet - nouvelle directrice générale, nouvelle directrice des élèves. Pour les enseignants, il y a eu un petit ajustement aussi, mais nous avons résussi à passer par-dessus cela pour entamer l'année en lion.

Pour mes élèves, petit choc de début d'année. Elle m'ont toutes connues, il y a 2 ans, lorsque j'enseignais l'anglais en première secondaire, mais cette année, je suis leur enseignant de géographie en 3e. Elles se sont posées quelques petites questions, mais ont vite réalisé que j'étais plus que compétent pour enseigner cette matière ; je l'espère grandement puisque j'ai étudié 4 ans à l'université pour enseigner cette matière.

Après maintenant un mois, je commence à réaliser que la conception qu'elles ont de leur environnement n'est pas la même que celle que j'avais à leur âge. Je ne dis pas qu'elles sont moins curieuses, mais elles s'intéressent à autres choses. Et je comprend tout à fait ce fait, puisqu'elles sont constamment bombardées d'information venant de partout. Et de mon côté, je dois leur faire réaliser que ce qui se déroule dans leur environnement proche - ce qui est le but du cours - est tout aussi important que les derniers éclats de la vie amoureuse de leur célébrité préférée.

Je ne désespère pas, c'est même un défi plus qu'intéressant. Et je vois aussi qu'elles commencent tranquillement à assimiler l'information et à se l'approprier lorsqu'elles me questionnent par rapport à des événements qui se déroulent dans leur municipalité.

À suivre !!!

14 août 2006

Un beau voyage

Profitant pleinement de mes vacances, je suis parti, avec mon amoureuse, découvrir un coin de pays qui m'était inconnu. Vous l'aurez reconnu, du moins je l'espère, il s'agit de la Gaspésie.

Ayant accès à la maison de la grand-mère de ma copine, nous avons pu nous promener à notre aise, sans trop se soucier du logis, pendant 4 belles journées, presque toutes aussi belles que celle sur la photo.

En tant qu'enseignant de géographie, et plus spécialement Géographie du Québec et du Canada, il est un peu de mon devoir de savoir de quoi je parle. Petits villages plus isolés les uns que les autres, plus spécialement sur la face nord de la péninsule, paysages à couper le souffle, population extrêmement sympathiques, voilà quelques éléments que je retiens de cette première expérience dans cette merveilleuse région.

13 juillet 2006

Un repos bien mérité

Bon enfin je relaxe. En fait, ça fait déjà quelques jours. J'ai fait une petite escapade familiale à Québec et Montréal - la joie des familles dispersées dans la province - et depuis mon retour, il y a de ça une semaine déjà, j'ai fait un peu de ménage dans mes papiers scolaires de l'année, j'ai signé mon contrat pour l'an prochain, j'ai aidé à la réalisation d'une terrasse chez la mère de ma blonde, et j'en ai surtout profité pour me remettre dans la lecture.

Je suis en pleine lecture de la Seconde Guerre Mondiale de Winston Churchill. Je termine le 4e tome. Il m'en reste encore deux à lire. Il est assez intéressant de voir tout ce qui se passait dans la vie du Premier ministre anglais durant cette période assez troublante du XXe siècle.

Je flâne encore quelques jours avant de me mettre dans les boîtes de mon déménagement pour le 1er août. D'ici-là quelques jours de camping et ensuite une semaine à Grande-Rivière en Gaspésie. Il se peut donc que ma production soit assez limitée d'ici le 15-16 août.

06 juillet 2006

Une bonne nouvelle

Comme je le mentionnais ici, mon contrat est arrivé à terme avec le Collège St-Joseph de Hull. J'ai donc postulé sur un des postes offerts pour l'année scolaire 2006-2007.

Je serai donc enseignant de géographie en 3e secondaire, pour 5 groupes. De plus, pour compléter ma tâche j'ai la charge d'un groupe d'anglais en 5e secondaire. J'ai donc un peu de pain sur la planche cet été, pour me familiariser avec ces 2 programmes d'enseignement, mais je suis persuadé que je vais avoir beaucoup de plaisir à planifier, de même qu'à travailler ces deux sujets pour la prochaine année.

Je vais aussi, par la même occasion pouvoir suivre les joueuses de mon équipe juvénile pour leur dernière année du secondaire. Bref, une année pleine de péripéties et de défis intéressants à surmonter.

Bon été

21 mai 2006

Un nouveau fléau

Une situation qui est de plus en plus présente dans la société et qui affecte de plus en plus les milieux scolaires. Je ne me souviens pas, si lorsque j'étais jeune, les allergies alimentaires étaient si répandues, et surtout si mes amis qui pouvaient être allergiques à certains produits étaient si à risques.

Je crois que les premières fois où j'ai vraiment été mis en contact avec des allergies alimentaires étaient lors de mes séjours dans des camps de vacances. Nous devions faire extrêmement attention à ce que l'on mangeait et surtout à qui se trouvait près de nous lorsque l'on mangeait certains produits - majoritairement du beurre d'arachides. Mais au fil des années, le nombres d'enfants allergiques, et surtout le niveau d'allergie, ont fait en sorte que le beurre d'arachide - aliment très prisé lors des expéditions - devienne quelque chose de dangeureux.

Bien sûr, dans une situation de camp de vacances, il ne faut pas prendre de chances, les secours n'étant pas toujours à la porte, mais la situation se transporte maintenant de plus en plus dans les écoles. En tant qu'enseignants nous devons être conscientisé à cela, surtout qu'une réaction n'arrive pas toujours immédiatement après un contact avec un aliment, mais peut arriver quelques heures plus tard. Que ce soit dans l'organisation d'un dîner de classe, dans l'achat de chocolats pour Pâques ou autres occasions, il faut toujours faire attention à ses allergies. Dans mon cas, c'est maintenant un réflexe de vérifier si le chocolat que j'achète contient des traces de noix, mais les jeunes que je côtoie tous les jours ne sont pas nécessairement au courant des méfaits de certains aliments sur leur collègues, et il sont plus souvent que nous en contact avec ces mêmes personnes qui réagissent très violemment à certains aliments.

En tant qu'éducateurs, nous avons la tâche encore plus lourde que nos prédécesseurs l'ont eu.

26 avril 2006

Incertitude

Je me retrouve encore une fois dans une situation incertaine. En effet, en juin mon contrat d'enseignement se termine. Pour le moment la direction de l'école où je suis présentement ne peut pas me garantir que j'aurai de l'emploi en septembre, puisque je suis en remplacement d'un congé de maternité. Les deux directrices me disent par contre qu'elles aimeraient bien pouvoir me garder, mais elles ne savent pas si cela va être possible.

Les quelques élèves qui sont au courant de ma situation me demandent toujours si je vais travailler l'an prochain. Les joueuses et les parents de mon équipe de basket me demandent si je vais être leur entraîneur l'an prochain. À chaque fois, je dois leur dire que je suis incertain de tout et que pour le moment je suis en attente d'une réponse positive.

Je vous tiens au courant.

Étudiantes / athlètes

Comme je le disais plus tôt je suis entraîneur de basket-ball dans mon école. Cette année, j'ai pris la charge de 2 équipes. Mes collègues me trouvaient très courageux, et parfois même, assez fou. Mais il s'agit d'une autre histoire.

Les joueuses qui faisaient partie des équipes sont d'abord et avant tout des étudiantes, et encore plus des jeunes adolescentes qui vont faire des gaffes. On vient à créer des liens avec ces élèves, surtout lorsqu'on les côtoie dans un contexte différent. Quand on apprend qu'un d'entre elle fait quelque chose qui n'est pas nécessairement bon pour elle, on a tendance à réagir différemment que lorsqu'il s'agit d'une autre élève. Encore plus lorsque l'on intercepte un message en classe dans lequel il est question d'aller «fumer» à l'heure du midi.

Ma première réaction a été de prendre le message et d'aller le jeter à la poubelle. Je me suis ensuite dit qu'il était mon devoir d'éducateur d'intervenir et de faire un message aux personnes concernées - facilement identifiables puisque leurs noms sont sur le papier . Voici donc en gros ce que je leur ai dit. «Je ne peux pas juger ce que tu fais de tes temps libres, mais je peux simplement de suggérer de faire attention à ta santé, et surtout de ne pas adopter des habitudes qui peuvent néfastes pour ton corps à un si jeune âge!»

Les 2 personnes en questions sont restées surprises de ma réaction. Elles devaient s'attendre à ce que je leur sorte toute sorte d'argument contre la cigarette, mais en même temps, je sais qu'elles ont tout entendu. Souvent, un avertissement de la sorte peut avoir meilleur effet que de leur rappeler ce qu'elles entendent toujours. Je sais que ça fonctionnait pour moi.

Je me suis un peu égaré de mon sujet de départ. J'espère simplement qu'elles vont considérer le pour et le contre par elle-même et qu'elles vont prendre la meilleure décision, qui peut ne pas être ce que j'aurais choisi à leur âge.

20 ans déjà!

Je n'étais qu'un enfant lorsque cet événement s'est produit, mais j'en ai tellement entendu parler dans les dernières années. Depuis une semaine, nous sommes inondés de reportages, à la radio, à la télévision, ou encore dans les journaux, à propos du 20e anniversaire de cette tragédie. Des tonnes d'information à propos de cette catastrophe qui a changé la vision que nous avons de l'énergie nucléaire.

Un hommage aux victimes a été rendu ce matin dans notre école. La majorité des élèves ne connaissaient rien de cet événement. Ce fut donc un moment de faire comprendre à nos élèves ce qui a pu se passer avant même leur naissance et qui affecte encore la vie de plusieurs personnes.

Parler, oui mais comment?

Depuis le début de l'année, mon plus gros problème en classe survient quand je dis à mes élèves que j'aimerais qu'elles ne s'expriment uniquement qu'en anglais. Évidemment, à chaque fois, les filles me répondent « monsieur on a peur de faire rire de nous. » ou encore « on sait pas comment ». Après avoir vu ceci, j'ai décidé de le remettre à mes élèves en prenant le temps de leur expliquer à quoi cela servait, et aussi comment elles pouvaient l'utiliser. Certaines ont vu qu'il pouvait y avoir une certaine utilité à cette feuille, mais d'autres m'ont demandé « c'est quoi le rapport avec le fait de parler anglais?»

Je ne leur ai remis qu'en début de semaine, mais je peux voir que certaines ont déjà commencé à l'utiliser, ou du moins essayer de l'utiliser, en l'ayant sur le coin du bureau lors des cours, mais d'autres l'ont déjà perdu. J'ai beau leur dire que la meilleure façon de faire est de pratiquer en parlant durant les cours d'anglais, il y en a toujours qui refusent de le faire et qui s'attendent à être parfaitement bilingue sur papier, sans jamais avoir dit le moindre petit mot dans la langue de Shakespeare.

En fin de compte, on ne peut pas vouloir apprendre plus que nos élèves, mais je suis quand même déterminé à faire en sorte qu'elles ne voient pas que l'apprentissage de l'anglais est quelque chose de difficile, ni quelque chose de «plate» «endormant» ou encore «redondant», même s'il est parfois nécessaire de revenir sur les mêmes apprentissages, de façon à s'assurer que l'ensemble de la classe comprend.

25 mars 2006

Examens ou non?

Après avoir lu ceci, et avec le questionnement que l'équipe d'enseignant de mon école se pose ces temps-ci, je me pose quelques questions.
1) Est-il acceptable de donner des examens aux élèves à la fin de la 1re année du cycle?
2) Est-il acceptable de demander aux enseignants d'enseigner jusqu'au 21 juin alors que les élèves n'ont plus la tête à s'asseoir en classe à partir du 1er juin?
3) De plus, peut-on demander à certains enseignants de faire des journées normales d'enseignement alors que la majorité de l'école est en surveillance d'examen?

J'attends vos commentaires

26 février 2006

Anglais et Sex-Appeal

Merci à François de m'avoir fait découvrir ce lien de la BBC. Si seulement la majorité de mes élèves comprenaient la signification de ce message...

Ça vaudrait peut-être la peine que je le fasse imprimer...

Baisse démographique

Je discutais hier soir avec Marie-Élaine qui nous expliquait la raison qui avait amené à la fusion de son école avec l'autre collège privé de sa région. En gros, elle relève d'une baisse de clientèle dans les 2 établissements visés.

On entend depuis quelques années que le Québec va vivre une baisse démographique. Nous avons donc pensé à une solution envisageable. En ce moment, je vois la possibilité de l'appliquer au privé, mais plus difficilement au public...

Prenons l'exemple d'un groupe normal de 30 élèves. Si la direction décide d'abaisser le nombre d'élèves par groupe à 26. Il suffirait de prendre le montant «perdu» par chaque élève en moins (ex. 3000$ par élèves) et de le répartir sur les 26 qui sont présents dans la classe. Cela augmenterait la facture des parents, mais cela pourrait leur assurer une meilleure qualité de vie dans la classe pour leur enfant. De plus, si l'on diminue de 4 le nombre d'élèves dans le groupe, cela fait augmenter - toujours avec le 3000$ par élèves - de moins de 500$ par élèves les frais d'inscriptions. Il y aurait moyen de réduire ce montant, si l'école est prête à assumer de légères pertes, mais il me semble que cela pourrait être bon pour les élèves, ainsi que pour les enseignants.

Cette méthode pourrait aussi assurer un avenir à tous ces enseignants qui ont un statut précaire à l'intérieur de leur école, tout en maintenant ouverte les petites écoles, sans les forcer à fusionner, ou pire, à se faire engloutir par la compétition.

27 janvier 2006

Abberation totale

Une situation quand même anodine, mais qui me mets hors de moi.

En début de semaine je reçois ma facture d'Hydro-Québec, que je m'apprête à payer, car j'ai parfois tendance à l'oublier. J'en profite en même temps pour ajouter ma facture d'Hydro à mon service postel pour éviter de recevoir cette dite facture par la poste. Dans le but d'économiser un peu de papier.

Mercredi, je reçois une lettre de cette même société d'État m'avertissant que suite à mon déménagement - qui a eu lieu en août - je me voyais accorder un nouveau numéro de compte et que je devais donc avertir mon établissement bancaire de ce changement. Cette lettre est datée du 20 janvier, alors que ma facture est datée du 18. J'envoie donc un courriel au service à la clientèle pour les aviser que j'ai en effet payer mon compte, mais à l'ancien numéro, s'ils pouvaient s'assurer que le paiement s'est bien rendu.

Aujourd'hui, vendredi, je reçois une réponse à mon courriel qui me dit que le paiement a bel et bien été facturé à mon nouveau numéro de compte. Je reçois aussi une lettre me disant qu'en date du 24 janvier, mardi, j'ai payé mon compte à mon ancien numéro, alors qu'on m'avait averti du changement de ce numéro. Je reçois aussi une autre lettre, toujours du même service à la clientèle, qui me dit que mon incsription au service postel d'Hydro-Québec a été enregistré et que je ne recevrais plus de factures par la poste, alors que j'avais reçu une confirmation par courriel.

Je me dis donc que nos sociétés d'États n'ont pas vraiment la conscience écologique et qu'elles ne se préoccupent pas vraiment de développement durable. J'ai maintenant peur de retourner une bouteille de vin bouchonné ou encore de faire une demande à la SAAQ, car je ne veux pas signer un même document en 20 exemplaires, ou encore recevoir des quantités et des quantités de lettres inutiles qui pourraient m'être acheminées par courriel - surtout lorsque je fais la demande de recevoir des courriels.